Ce très beau texte de Gérard OSTERMANN a été lu pendant la crémation en présence de la famille et des amis de Ben, ce fut un grand moment d'émotion et de recueillement (NDLR) : Maurice, Ton départ est une déchirure et cette déchirure nous enjoint davantage au silence qu'à la parole et puis les mots sont bien malhabiles pour traduire ce que nous éprouvons face à la violence de ce manque. Il est vrai, Ben, que j'aurai pu taire ma peine et garder le silence, mais n'est-ce pas toi qui m'a convaincu que lorsqu'un être a des convictions, il a le devoir de les exprimer sans trop se soucier de l'opinion courante… Alors permettez- moi un instant d'évoquer le médecin qu'il m'a été donné de rencontrer. Il n'y avait aucun pan de la Médecine qui ne stimulait pas ton intérêt, ta curiosité. Lors de nos passionnants échanges, dans la lutte contre la douleur, tu m'avais confié : " Le soignant a parfois l'impression d'être perdu, d'être à contre-sens, et peut-être même dans le non-sens, d'avoir perdu le fil du labyrinthe de la consultation".Tu insistais sur le fait qu'il y a un monde entre la lecture consciente ou inconsciente du soignant et la représentation du malade. Cela tu l'as mis en lumière dans plusieurs articles. S'il est bien un " Maître-mot " qui caractérise ta pratique médicale, c'est bien celui de " l'Écoute ". Écouter, c'est admettre une médecine à deux personnes. Oui, vraiment, c'est cela, et cette qualité d'écouter, tu l'as incarnée pour chaque patient. Écouter était pour toi se faire l'hôte de celui qui vient. L'écoute est hospitalité interne, intérieure, et l'hospitalité est toujours discrète. Je me rappellerai toujours ton sourire, quand lors de nos échanges, nous évoquions simplement ce que dit le renard au Petit Prince : "On ne voit bien qu'avec le cœur et l'essentiel est invisible aux yeux". Tu as toujours été aux antipodes d'un prêt à penser, bien ourlé et boutonné, amidonné de bonne conscience. Tu n'as pas laissé " la douceur " aux Médecines Douces. Ta carrière était tracée, et tu aurais pu te contenter de tenir ton rang d'éminent anesthésiste, tant apprécié de ses patients et reconnu par ses pairs. Pourtant, tu t'es lancé en pionnier dans une aventure, et non des moindres, celle de la lutte contre la douleur. Tu es le seul conférencier qui a osé parler d'amour dans un congrès scientifique et ce grand moment restera gravé dans nos mémoires .Le goût de l'échange, du vrai partage se retrouvait dans toute ta pédagogie. Tu as donné un essor considérable à la lutte contre la douleur et ton message, ta recherche ont connu très vite une aura dépassant les frontières. Il n'est pas possible, ni justifié ici, de dresser la liste de tes actions, de tes œuvres; ceux qui comme moi on eut le privilège de travailler avec toi peuvent témoigner de l'abondance et de la qualité de ton travail. Tu as multiplié les formations des personnels soignants, crée des lieux d'écoute, et c'est en grande partie sous ton impulsion, que ce sont modifiés les regards et les pratiques. Puissions-nous nous montrer dignes de l'héritage que tu nous as laissé. Tu m'avais confié ton intention d'écrire une réflexion sur ta pratique médicale. Nous en serons, hélas gravement privés, car la maladie t'as rejoint trop tôt, absurdement trop tôt. Ce n'est pas la souffrance qui a eu le dernier mot, Ce n'est pas la maladie qui a eu le dernier mot, c'est l'amour que tu as toujours porté. La maladie, tu en as fait un passage, une " Pâque ". Que l'on me permette, au nom de tous ceux qui t'ont côtoyé, d'évoquer la vivacité de ton esprit, d'une fluidité sans complaisance, ton engagement sans faille, ta générosité de cœur et ton humour, subtil alliage d'amour et d'humilité, ta vaste culture, ta passion pour les livres, les arts et cette belle île de Ré, ta dernière demeure sur terre. Pourtant, je ne saurais manquer de dire qu'au-delà du Grand médecin que tu étais, ton attitude dans la vie a toujours été dans " l'Ouvert ", et ta dimension spirituelle était aussi la source de ton rayonnement. En ce moment où notre pensée est traversée par les larmes, au-delà des larmes, c'est ton image d'un " homme en marche " qui restera gravée dans nos cœurs. Maurice, tu es maintenant sur l'autre rive, et tu as pris connaissance de la réponse à ton ultime curiosité, ultime recherche. Nous sommes tous et toutes fils et filles de L'univers - jusqu'à ce que l'Univers se rappelle à nous - et la vie continue par devers nous et par devers tout. Alors, au Médecin, À l'Ami, Il ne me reste plus, au nom de tous ceux qui ont eu la chance d'être soignés par toi, de travailler avec toi, et ceux qui, comme moi, ont eu le privilège d'être ton ami… Il ne me reste plus qu'à te quitter et te dire, non pas " bon sommeil " Maurice Bensignor, car toute ta vie a été un art de l'attention,, mais " Bon et Plein Éveil " au celui qui nous fait Être. Maurice, Merci d'avoir été sur notre chemin de vie. ----------------------------------- Dr. Gérard OSTERMANN Professeur
Agrégé de Thérapeutique
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Bonjour Ben, Comment te
dire notre profonde tristesse, comment te décrire ce serrement
qui nous étreint. Mais tu le sais bien et tu le répétais:
" la mort fait partie de la vie, la mort n'est pas une option que
l'on repousse". --------------------
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May I express my sincerest condolences to the family and friends of Maurice. I have only known Maurice for some six years or so through his activities within PUGO (The International Association for the Study of Pain's special interest group for Pain of Uro-Genital Origin), but his gentleness and kindness touched us all. On reading the other tributes to Maurice this kindness is echoed. Colleagues and friends will also remember him for his pioneering work in the field of pudendal neuralgia. Many of us learnt from him and the lecture that he gave in Toronto will be in our minds for years to come. As a result of his openness about his skills many of us can now perform the injections that should bare his name and many more patients will benefit. Thank you Maurice. --------------------------------- ANDREW Baranowski
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Il est des
passants ordinaires et des amis qui vous changent la vie. Travailleur éternel, tu m'as appris la rigueur, la remise en question pour aller toujours plus loin. Aujourd'hui tu es allé trop loin. Tu as cependant organisé l'avenir en être responsable. Ta technique est entre de bonnes mains, définitivement et dans le monde entier. C'est la
première fois que tu me fais de la peine. Magicien de la douleur,
repose toi;.Tu es de ceux qui ont la satisfaction d'avoir créé.
Cette putain de larme qui m'aveugle finira bien par sècher. Ta
présence à nos côtés est infinie. Le temps
n'est rien . Merci d'être ce que tu es. Tu vois, le présent
se réinstalle et il n'est pas que de narration. -------------------------- Roger ROBERT |
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Ben restera
à Nantes « la douleur » -------------------------------------- JJ Allioux Chirurgien orthopédiste@NCN
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| Humain,
-------------------------------------- Une de tes secrétaires. |
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Nous étions réunis
sur une photo prise à San Diego lors d'une soirée où
nous avions beaucoup ri. -----------------------------------
Eugénie Czorny |
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I am sad to say that I have never met Dr. Bensignor - but, some say, that one's children are the mirror of the man. I have the opportunity to call Julie Bensignor a friend and colleague. Her wit, charm and energy must be a reflection of her fathers (and mothers) influence. Through her, and Dr. Bensignors family, his spirit lives. Please accept my condolences for your loss. ----------------------------- Lynn Burch
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Le
DR MAURICE BENSIGNOR a mis en place la formation
initiale, à propos de la douleur, des infirmières
et des paramédicaux "référents douleur",
de nombreux établissements de la générale de santé(GDS)
impliqués dans une démarche d'amélioration dite"LABEL"
voulue par le président MR Daniel BOUR.Tous les personnels formés
ont été émerveillés par la clarté de
son enseignement, la disponibilité et les qualités de l'homme,
l'étendue de ses connaissances. ---------------------------- DR
P VOLCKMANN |
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Nous sommes
très tristes d'apprendre le décès de "BEN"
. ------------------------------- Dr.Henri
Nahapetian
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J’ai
rencontré Ben et Corinne lors d’une escapade en bateaux dans
les Antilles. François Brindel
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Salut,
Ben, ----------------------------- Michel Bodin |
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DR Ben ,
Maurice , --------------------- Flo. Alary
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Salut Ben, --------------------------------- Docteur Jean-Pierre
Alibeu
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J'ai rencontré Maurice au cours de la première SETD à Paris. La bonté de son visage souriant , associée à la finesse de ses tours de magie m'ont fait tout de suite penser qu'il s'agissait d'une personne hors du commun. Son charisme
et ses compétences reconnues rayonneront toujours dans nos coeurs
et nos mémoires. ----------------------- Dr Isabelle Franco
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Je suis très
triste. Je connaissais très peu Maurice, mais nous avons parlé
très "intensément" à Berlin, cette ville
froide où nous avons parlé de nos origines méditérranéennes
du sud et de notre amour agité , contrarié etc. pour
l'universalisme. Nous avons refait le monde, vous savez... ------------------- Fatma
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J'ai appris
cet après midi le décès de notre ami. Je garderais
de lui le souvenir de son rayonnement, de son humanisme, de sa culture
et de son intelligence.
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Amitiés
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Salut Ben, -------------------- Salut Ben.
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cher Ben ---------------------
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Salut Ben, et merci pour ce que tu m'as appris aux plans professionel et humain (tu aimais les gens) et aussi pour les tours en Sierra Cosworth ou en 911 sur les routes de Plesse. ----------------------------------------- Denis ROY
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Mon cher Maurice, Nous avons
eu largement l'occasion de travailler ensemble, et tu nous as apporté
toute ta dextérité, ton expérience et ta gentillesse
à chaque occasion. ----------------------------------- Philippe
Azoulay |
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Je suis sûr que "Ben le magicien" s'est battu avec le panache qu'on lui connaissait, "sans faire ch... Personne" (nous aimions les mêmes mots dans ce genre de circonstances …) et tant qu'il a pu garder cette liberté qu'il chérissait plus que tout je crois … Je l'espère
au "Paradis des Ben" et je souhaite qu'il nous accueille à
notre tour le moment venu avec le dernier CR de congrès, une bonne
blague, son rire d'enfant et son clin d'oeil complice … |
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Tu m'appelais
en souriant"maitresse" car nous avions partagé un petit
bout de route ensemble au tout début de ta formation "douleur".Je
ne sais pas d'ailleurs qui dans cette affaire etait le" maitre".Tu
me manqueras Ben...comme tu manqueras d'ailleurs à tous ceux qui
t'ont connus....Ton charisme et l'amitié qui nous liais laisse
une trace douloureuse et un grand vide.Je veux me joindre à l'ensemble
de ta famille et te pleure comme un proche. Dr Nadine
Memran
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Bonjour à
tous, Puis, me
connaissant bien, il m'a poussé à faire une formation sur
les techniques d'hypnose et de communication Ericksonnienne qui ont modifié
ma façon de gérer les douloureux chroniques et le contact
avec les patients. Ces techniques sont maintenant très en vogue
: il était aussi novateur et précurseur. Que sa famille
veuille bien accepter les condoléences d'un collègue anonyme. Fabre Bertrand
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Parmi les
nombreuses sources d'inspiration pour se faire sa Eric Boccard
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Maurice, ---------------------------------- Paris le
8 juillet 2004
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